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En mai, fais ce qu’il te plaît ! 

En mai, fais ce qu’il te plaît ! dit un dicton populaire. Donc acte !
La Cie est très heureuse d’être accueillie au sein de l’édition 2017 de Théâtre en mai, festival organisé par le Théâtre Dijon BourgogneCDN pour y donner trois représentations de Mais il faut bien vivre !, les 24, 25 et 26 mai.
Plus d’infos : http://www.tdb-cdn.com/mais-il-faut-bien-vivre


 

Les injonctions rapides et efficaces de nos société nous occupent, nous donnent sans cesse matière à commenter, nous donnent l’impression de vivre toujours à la traîne derrière la dernière information, que ce monde que l’on nous présente est trop complexe pour nos esprits, que c’est ici l’affaire des spécialistes, des politiques, des hommes d’affaires. Tout cela semble contribuer à nous trouver au cœur d’une forme « d’errance sociale » où nous peinons à trouver un souffle salvateur de sens commun, de fraternité et de solidarité. Où tous les repères semblent devenir mouvants et flous.

Et celle-ci dit : « Nous sentons dans un monde, nous pensons et nommons dans un autre. Entre les deux, nous pouvons établir un système de correspondances, mais nous ne pouvons pas combler l’écart.[1] »

Et celui-ci lui répond : « Ben faudrait essayer pourtant ! »

Et tous ensemble de dire : « D’accord ! »

Alors, le « cul entre douze chaises », entre personnages, acteurs, fiction et réalité Mais il faut bien vivre ! déploie dans les couloirs d’un hôpital la pensée hoggartienne sous forme de feuilleton populaire, de triangle amoureux et de lutte des classes dont voici un court teaser textuel :

Jean-Christophe / DR. James : Ma pauvre petite Mary, voilà votre drame : Accepter le monde tel qu’on vous le vend. Et bien allez y, profitez en ! Après tout, pourquoi le refuser ! Vous avez conscience des choses Mary, mais vous les acceptez toutes, indifféremment.

Amarine  / Mary : Que pouvons-nous y faire ? Ce qui est sûr, c’est que chaque chose que nous faisons, nous la faisons en toute sincérité.

Jean-Christophe / DR. James : Ah ! Ah ! Ah ! La sincérité ! Tant de nos contemporains se réfugient aujourd’hui dans la religion de la sincérité ! Ah ! Ah ! Ah ! Peu importe ce que vous croyez ou ce que vous faites, du moment que vous y allez de tout votre cœur et avec sincérité ! Ah ! Ah ! Ah ! Ce simple mot vous dispense en effet de tout jugement catégorique ! Ah ! Ah ! Ah ! Ma pauvre petite Mary, la sincérité n’est pas tout ! Ah ! Ah ! Ah ! Mais sans doute faut-il s’en contenter quand on à rien d’autre à se mettre sous la dent !

Fabienne / Kate : Il croit vraiment qu’on se fait chier à discuter de c’qu’est la sincérité ? Mais on s’en tape ! On passe pas notre temps à discuter. On prend notre mal en patience, un point c’est tout. Et dans l’fond, on n’est pas si malheureux qu’ça. Sans quoi on pourrait plus vivre. Si on réfléchit trop on est foutu.

Virgile / Albert : On est foutu… Oui, mais on est ensemble.

Fabienne / Kate: Penser c’est du luxe. On peut pas tous se l’offrir.

Virgile / Albert : Surtout si on n’a pas été éduqué à ça !

Fabienne / Kate: Si on avait été éduqué pour penser… le monde il aurait méchamment d’quoi s’inquiéter. La révolte gronderait de partout.

A suivre…

 

[1] Marcel Proust in 33 Newport Street, Autobiographie d’un intellectuel issu des classes populaires Anglaises, P 29