Créations

Est-ce qu’un cri de lapin qui se perd dans la nuit peut encore effrayer une carotte ?
création 2014 – Reprise 2017
Primesautier Théâtre/Cellule Sorin-Rétière/Mikael Gaudé
Avignon Off 2017 – Théâtre des Halles (84)

Mais il faut bien vivre !
création 2016
Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau (34) / Cdn Dijon-Bourgogne (21) / Biennale des écritures du Réel (13)

Le principe du truc !
création partagée 2016
Théâtre Jean Vilar (34)

Bâtiment B-Chambre 214
création partagée 2014
Trioletto-Crous de Montpellier (34) / Zat Boutonnet (34) / Festival Hybride (34)

L’Art (n’) E(s)T (pas) la Science ?
création 2012
Théâtre La Vignette (34) / Printemps des Comédiens (34)

La Vie de Galilée de Bertolt Brecht création 2011
Printemps des comédiens (34) / Théâtre Jacques Coeur (34)

Le Primesautier Théâtre

« Penser n’est pas sortir de la caverne, ni remplacer l’incertitude des ombres par les contours tranchés des choses mêmes, la lueur vacillante d’une flamme par la lumière du vrai Soleil. C’est entrer dans le Labyrinthe, ou plus exactement faire être et apparaître un Labyrinthe. (…) C’est se perdre dans des galeries qui n’existent que parce que nous les creusons inlassablement, tourner en rond au fond d’un cul-de-sac dont l’accès s’est refermé derrière nos pas, jusqu’à ce que cette rotation ouvre, inexplicablement, des fissures praticables dans la paroi. » 
Cornelius Castoriadis, Les Carrefours du labyrinthe, éd. Seuil-Esprit, 1978.

Implanté à Montpellier et développé par Antoine Wellens (Auteur-Metteur en scène) et Virgile Simon (Acteur-Metteur en scène), le Primesautier Théâtre s’est constitué au département Arts du Spectacle de l’Université de Montpellier III. Ses pièces proposent une approche réflexive, expérimentale et souvent documentaire de la création où se partage tout autant la fabrication à vue de la fiction théâtrale que l’explication littérale des problématiques abordées.

Le Primesautier Théâtre déploie sur le plateau un théâtre reposant  sur la construction d’une pensée collective mise en jeu par la spontanéité et les liens sociaux qu’entretiennent les acteurs entre eux. Il crée dans la simplicité de situations théâtrales et de conversations, une « esthétique de l’existence » favorable à une observation de nos manières d’appréhender le monde et d’exister en son sein.

Saisir la logique de nos comportements est pour le Primesautier Théâtre une question esthétique, poétique et surtout une question nécessaire de compréhension de notre environnement social et politique. Chaque création est ainsi l’occasion de faire exister un « labyrinthe » théâtral dédié au déploiement et à l’exploration de la pensée. Que ce soit par le prisme des Sciences (La vie de Galilée), de la Sociologie (Richard Hoggart) ou de la Philosophie (Simone Weil), la Compagnie s’empare des enjeux, des problématiques et des préoccupations contemporaines en les explorant par l’art théâtral durant des cycles de travail thématiques s’étirant sur plusieurs années.

Au cœur même de ces cycles, la Compagnie travaille à établir une relation privilégiée avec les publics. Elle construit sa dynamique de travail et ses choix esthétiques selon un processus théâtral global. Elle envisage l’acte de création comme un ensemble cohérent d’actions culturelles et artistiques autour d’une même recherche et favorise un va-et-vient entre projets en direction d’amateurs et créations professionnelles pour faire du public un véritable partenaire de travail. Elle crée alors, avec lui, un système d’enrichissement mutuel et culturel, et ouvre de belles perspectives pédagogiques, artistiques et humaines, car, nous dit ici Bertolt Brecht :

1°« Oui, c’est écrit dans les livres mais allons maintenant voir par nous-mêmes »,
2°« Penser est le plus grand divertissement de l’espèce humaine »,
3°« L’art théâtral contribue au plus grand de tous les arts : l’Art de vivre ! ».

Trois hypothèses de travail fondamentales que le Primesautier théâtre continue d’interroger dans le temps avec les publics.

Crédit photos : © Fabienne Augié