dernières créations

Est-ce qu’un cri de lapin qui se perd dans la nuit peut encore effrayer une carotte ? en collaboration avec la Cellule Sorin-Rétière / Mikael Gaudé (Reprise 2017 / mars 2014  à La Baignoire, Montpellier)

Mais il faut bien vivre ! – création collective  (février 2016 à la Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau)

L’Art (n’) E(s)T (pas) la Science ? – création collective  (octobre 2012 au Théâtre La Vignette, Montpellier puis au Printemps des Comédiens en juin 2013)

La Vie de Galilée, de Bertolt Brecht (2011 à La Fabrique, la Rochelle)

La compagnie

La Cie Primesautier théâtre s’est constituée au département Arts du Spectacle de l’Université Paul Valéry – Montpellier III il y a quelques années. Implantée à Montpellier, ses pièces proposent, outre l’originalité et la singularité de leur propos, une approche réflexive, expérimentale et documentaire de la création.
La démarche de cette compagnie se caractérise par la volonté que la scène soit le lieu où se partagent tout autant la fabrication à vue de la fiction que l’explication littérale des problématiques abordées. Elle construit son travail artistique en faisant du plateau un lieu de prise de conscience, un lieu commun d’expériences de pensées, de réflexions partagées avec le public.
Pour ce faire, elle déploie sur le plateau autour de thématiques choisies un théâtre reposant sur la construction d’une pensée collective mise en jeu par les liens sociaux qu’entretiennent les acteurs entre eux ainsi qu’avec leur art et le sujet choisi. Elle crée dans la simplicité des situations théâtrales et des conversations, une «esthétique de l’existence» favorable à une observation théâtrale de nos manières d’appréhender le monde et d’exister en son sein. Saisir la logique de nos comportements est pour le Primesautier théâtre une question politique, esthétique et poétique, une question nécessaire de compréhension du monde…
La Cie construit sa dynamique de travail et ses choix esthétiques selon un processus théâtral global, envisageant l’acte de création comme un ensemble cohérent d’actions culturelles et artistiques autour d’une même thématique. Elle favorise un va-et-vient entre projets en direction d’amateurs et créations professionnelles, pour créer dans le temps, un système d’enrichissement mutuel et culturel. Postulant que le théâtre amateur doit se dédouaner du modèle professionnel pour se concentrer sur ses propres spécificités qui, une fois affirmées, ouvrent de belles perspectives pédagogiques, artistiques et humaines.

Antoine Wellens est auteur et metteur en scène pour le Primesautier Théâtre.
Il dirige son travail vers la notion du tragique, en ce sens que ce dernier est «l’impossibilité de penser l’unité du monde» et qu’«on ne peut pas concilier l’ensemble de ce qui fait l’être». Aussi, de l’homme divisé, fracturé, il cherche à mettre en exergue, via l’écriture, la mise en scène et le travail du plateau, «une esthétique de l’existence». Cela se traduit tant dans l’écriture que sur le plateau par un agencement, une superposition et la contamination d’éléments réels et fictionnels. Il cherche un langage dense rendant compte de notre complexité à appréhender le réel, à le dire, le décrire, le penser et ce faisant, peut-être agir sur lui.
Trois de ses pièces sont actuellement disponibles : Elektrik Capharnaüm aux Éditions de la Musaraigne et l’Antegone D’ aux Éditions de l’Harmattan et Est-ce qu’un cri de lapin qui se perd dans la nuit peut encore effrayer une carotte ? aux Éditions de l’Appartement.

 

Crédit photos : © Fabienne Augié